Le Clan du Senon


 
PortailAccueilFAQCalendrierRechercherS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Euthanasie ou le droit à la dignité

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Brann
Fondateur
Fondateur
avatar

Nombre de messages : 298
Age : 56
Localisation : sur terre pour l'instant...
Date d'inscription : 30/10/2007

MessageSujet: Euthanasie ou le droit à la dignité   Jeu 4 Nov - 2:57



L’euthanasie

La nature a une réponse lucide et très vindicative :

Pas de place pour le faible…

Il s’agit bien de vivre, pas de survivre…

Tout ce qui touche à la mort est souvent entouré de mystère, d’inconnu, de tabou, de presque sale tant c’est « dur » d’en débattre sur le fond sans risquer de se perdre dans une litanie sentimentale qui laisse très peu de place à l‘objectivité. Car s’il y a une chose dont on est sûre, inéluctablement, c’est de la disparition de l’être à défaut d’avoir une certitude de sa destination dans l’après vie ?…

Mais là, avant, en vie, en sursis, en survie artificielle, sans l’once d’un espoir rationnel, quand tout dit qu’il n’y a plus que souffrance et que la mort devient salvatrice ? Que les circonstances suscitent le coup de pouce du destin ?…

Une décision grave…

Depuis la nuit des temps, l’euthanasie est une vieille question qui se cogne la tête dans le mur des dogmes religieux et la barrière des mentalités médicales sans pour autant trouver un réponse universelle.
Le serment d’Hippocrate s'égare bien de sa vocation première quand il "licencie" la souffrance dans l'acharnement thérapeutique.

L'euthanasie gêne la médecine, car elle lui est antinomique... La médecine, si grande soit-elle, est parfois impuissante dans ses réponses et faute de pouvoir y répondre, il lui est plus simple d'éluder... Au détriment de la souffrance... Elle lui répond en faisant la sourde oreille...

Seulement la souffrance ne brise pas toujours le silence de l'impuissance et cela dure depuis fort longtemps, hélas...

Mais comment être juste dans nos réponses sans risquer de déraper ?

Certes il faut savoir prendre des décisions... Oser...

L'euthanasie est un sujet qui doit s'entourer de toutes les prudences... Chaque cas est particulier et légiférer ou arrêter "une conduite" en cas où... est loin d'être aisé.

Dans tous les cas, si consciente est la personne, elle doit légitimement posséder l'intégralité de ce droit de décision, nul ne peut y supplanter. La vie restant un bien inaliénable et ce devant toute forme de spiritualité...

En cas de personne inconsciente, c'est là que la question reste épineuse...
A qui attribuer le droit de décision ?
A la famille ?
A un tiers ?
Peu importe qu'il soit d'un ministère ou d'un autre...
Comment être sûr que les intérêts de la personne seront préservés ?
Car nous ne sommes pas à l'abri "de manipulations"... La porte est grande ouverte, quoiqu'il en soit.
Une collégialité protégerait, probablement...

Rien n'est simple...




Sucellos

Jadis, les Gaulois, ces fameux barbares des livres d’école, s’en remettaient à Sucellos, le Dieu au maillet qui avait qualité de « régler » ce genre d’affaire.
En Bretagne, la pratique du Mel Béniguet, « le maillet bénit » fut utilisé jusqu’au début du XXe siècle pour « éteindre » ceux dont la mort s’éternisait. Ainsi sur la demande de la famille, sous l’autorité du prêtre et de quelques notables de la paroisse, on appliquait l‘euthanasie.

De toute évidence, aujourd’hui, nous disposons suffisamment de protocoles pour permettre de mourir décemment, sans avoir à fracasser la tête de qui que ce soit !

Toujours est-il que, par extension, d'autres situations quelque peu analogues, pourraient alors nous interpeller...

Côtoyant au quotidien l'handicape, on impose l'emprisonnement de l'handicape à des gens pour les mêmes motifs, alors qu'ils sont très conscients de leur état, sans se soucier un seul instant si cela les intéresse : EUX de VIVRE dans ces conditions.
Forcer un être à vivre atrophié au milieu de la norme pour lui rappeler en constance sa différence...

Parle-t'on ici de droit ?

Peut être celui de se taire et de souffrir en silence...

Voici donc un des carrefours de la conscience et de la dignité…



_________________





Pas propriétaire, juste locataire.
Le mouvement perpétuel est le bail de nos vies
et les éléments en sont les clauses du moment,
jusqu'à la redistribution.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.le-clan-du-senon.com
 
Euthanasie ou le droit à la dignité
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Droit de diffusion publique de la TNT
» mobilhome et camping droit
» Image et droit :Copie d'un article sur Internet
» problem de clic droit
» Droit et Photographie

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Le Clan du Senon :: La vie du jour-
Sauter vers: